mercredi 20 décembre 2017

L' actualité - Informations politique, monde

Notre blogueur Art de vivre y va de ses critiques tantôt enthousiastes tantôt mitigées des beaux livres de voyages parus récemment.

Le temps des Fêtes est la meilleure période de l’année pour se procurer (ou offrir) de beaux livres de voyage : les titres abondent, littéralement. En voici sept, récemment parus.

Où partir quand?

Il est fort bien fait et agréablement illustré, ce lourd bouquin qu’on se plaît à déposer sur ses genoux pour rêver d’ailleurs en tournant les pages. Toutes les destinations qu’on y présente sont classées selon le ou les mois les plus intéressants pour investir une contrée. Pourquoi l’Iran en juin? Pour explorer le pays avant les grosses chaleurs. Mais les mois de septembre à octobre, moins chauds et moins chers, ne sont pas à écarter pour autant. Le Svalbard en juillet? Pour les ours polaires et la luminosité intense. Budapest en janvier? Eh oui, pour les bains thermaux. Et ainsi de suite, de pays en région, de parc national en ville. Chaque mois s’entame par quatre pages d’infographies annonçant ce qu’on aborde, par thématique et par durée de séjour suggérée dans les circonstances, mais aussi par intérêt (famille, aventure, culture, budget…). En tout, l’ouvrage de plus de 300 pages regroupe 360 idées de voyages en tous genres, partout sur le globe. Une belle façon de terminer l'année... et de planifier la prochaine. Où partir quand?, Collectif, Éditions Lonely Planet, Paris, 2017, 304 p., 46 $

Parchemins d’ailleurs

Pas de textes, ou si peu. Surtout de courtes légendes, mais des photos… à profusion. Des photos qui parlent fort, essentiellement des portraits, pour la plupart saisissants. Certains sont « arrangés avec le gars des vues », certes, mais tant d’autres ont été visiblement saisis au vol. En 15 ans, Pascal Mannaerts a sillonné une cinquantaine de pays et a capté l’essentiel de dizaines de milliers d’instants, en plaçant autant que faire se peut « l’humain au centre de tout », dit-il. Le beau livre que ce jeune photographe autodidacte vient de publier forme un florilège de ses plus beaux clichés, regroupés en trois thématiques : la rencontre, l’instant et le sacré. Et c’est du vrai bonbon pour l’œil. Pour un avant-goût de ce bel éloge visuel à la diversité humaine, on peut aussi consulter le site de l’auteur ou son compte Instagram. Parchemins d’ailleurs – Carnet de voyages autour du monde, par Pascal Mannaerts, Hachette, Glénat, 2017, 208 p., 50 $

Atlas des terres indomptées

L’île de Jabuka, en Croatie, émet un champ magnétique si puissant qu’il dérègle les boussoles et autres instruments de navigation. À cheval sur le Panama et la Colombie, l’isthme marécageux du bouchon de Darién forme pour sa part un obstacle difficilement franchissable. Et au large de la Somalie, l’île yéménite de Socotra a servi de base aux pirates pendant un millénaire, ce qui était encore le cas, il n’y a pas si longtemps. Tous ces lieux, et une quarantaine d’autres, sont abordés dans Atlas des terres indomptées – À la découverte d’un monde sauvage, un fort intéressant bouquin qui recense une foule de lieux, souvent hostiles, parfois accueillants, où l’être humain a peu ou prou d’emprise. Chaque site, chaque histoire fascinante est accompagnée d’une carte topographique et parfois d’images plus intrigantes que percutantes, surtout pour un livre des Éditions de La Martinière. Pour amateurs de curiosités et de parcours anecdotiques. Atlas des terres indomptées – À la découverte d’un monde sauvage, par Chris Fitch, Éditions de La Martinière, 2017, 58 $

Sites mythiques

Abou-Simbel, Stonehenge, Carthage, mais aussi l’île de Pâques, Pétra, Persépolis, Angkor Vat, la Grande muraille de Chine… Autant de noms qui résonnent fort dans l’imaginaire collectif et qui brillent sur la planète archéologique. Les éditions GEO ont sélectionné 36 de ces sites parmi les plus connus – en en incluant d’autres, moins notoires, comme les pyramides de Méroé, au Soudan, ou le Tumulus du Grand Serpent, en Ohio – pour former un survol de lieux souvent empreints de mystère. Si leurs fiches sont bien documentées, ces sites ne sont pas tous décrits avec « des textes fourmillant de détails et d’anecdotes », contrairement à ce qu’on laisse entendre sur la quatrième de couverture. En outre, même si cet ouvrage porte la griffe GEO – d’ordinaire synonyme de haute qualité photographique –, les images ne sont pas toutes d’une grande netteté, certaines sont délavées, d’autres comportent des ombres bouchées… Le tout forme un bon recueil de sites emblématiques de l’histoire archéologique du monde, mais qui sent un peu le réchauffé et qui ne fait pas pousser des « Oh! » et des « Ah! » à chaque page. Sites mythiques – Des pyramides de Gizeh à Machu Picchu, Martin Howard, GEO/Prisma Media, 2017, 192 p. 54,95$

ICE

On le sait, les déserts ne sont pas que de sable, et pas tous situés sous de chaudes latitudes. Dans ICE, un splendide recueil glaciologique grand format, le maître photographe Philippe Bourseiller s’emploie à nous le démontrer d’une multitude de manières toutes plus éblouissantes les unes que les autres. Ponctué de témoignages d’aventuriers, de glacionautes et d’autres habitués de la chose froide – dont l’explorateur Jean-Louis Étienne, l’écoguerrier Paul Watson et le commandant québécois Alain Gariépy –, ce beau livre est une véritable ode aux mondes polaires, aux déserts glacés, aux sommets empanachés de poudre blanche. Il permet aussi de partir à la rencontre de chasseurs de baleines inuits d’Alaska, de zieuter des glaciers andins colossaux et des icebergs texturés, de plonger dans des grottes irréelles façonnées par l’eau de fonte, d’admirer les immenses fractures sur le lac Baïkal gélifié, de se demander ce que font là ces bulles de méthane emprisonnées dans la glace vive d’un lac albertain. En un mot comme en cent, ce remarquable condensé de « ice-porn » élève la glace, le froid et le givre – mais aussi les dramatiques lumières polaires – au rang d’œuvres d’art. ICE, par Philippe Bourseiller, Éditions de La Martinière, 2017, 296 p., 70 $

Tous les secrets de La Licorne

Librement inspiré de la flotte de la « Royale », la marine de Louis XV, le trois-mâts créé par Hergé pour Le secret de La Licorne forme un convainquant vaisseau du 17e s. Même si le célèbre auteur n’était pas féru de navigation, il a effectué – comme il le faisait toujours – d’intenses recherches pour s’assurer que le rendu de ses planches soit le plus réaliste possible. « Une fois de plus, Hergé a su dessiner juste, dessiner vrai, pour mieux crédibiliser son récit », dit-on dans Tous les secrets de La Licorne. Dans cet ouvrage récemment paru, les auteurs ont remonté le cours de toutes les sources qui ont inspiré le célébrissime père de Tintin pour créer la onzième aventure le mettant en vedette, des navires historiques jusqu’au roman de Stevenson, L’île au trésor. Un chapitre entier est aussi consacré au truculent capitaine Haddock et à son fougueux ancêtre, le chevalier François de Hadoque, alors qu'un autre s’attarde au dernier combat à bord de La Licorne, en 1698, ou à la découverte du trésor de Rackham le Rouge, dans l’album éponyme. Le tout regorge de splendides illustrations de toutes sortes (cases des bédés originales, crayonnés, artefacts, photos d’époque, etc.) et est richement documenté. Un chouette cadeau pour les mordus de navigation et d’histoire, et surtout pour les tintinophiles avertis. Tous les secrets de La Licorne, Y. Horeau, J. Hiron et D. Marico, Gallimard/Éditions Moulinsart, 2017, 180 p. 64,95$

Mondes indiens

« J’aime photographier vos mains, les menottes offertes des bébés endormis, les mains remplies de bagues des notables, les mains des danseuses de pierre figées vivantes dans les temples, les mains dans la main des potes et des futurs amants… » Ainsi débute l’un des chapitres de Mondes indiens, beau livre aussi sensuel à l’écrit qu’en matière visuelle, et qui porte sur le foisonnant sous-continent indien. Graphiquement superbe, esthétiquement rentre-dedans, nimbé de flous artistiques, il juxtapose clichés vivants et tournoyants à des lettres fictives écrites à des personnes que l’auteure a croisées lors de ses 25 ans de voyages en Inde et tout autour : Bangladesh, Bhoutan, Népal, Tibet, Pakistan… « Mother India, tu absorbes et tu débordes, on ne sait pas où vraiment tu t’arrêtes », raconte l’auteure. À défaut de savoir où le pays se termine, on peut déjà commencer par se procurer cet ouvrage pour se donner l’envie d’y entamer un périple… Mondes indiens, par Véronique Durruty, Éditions de La Martinière, 2017, 240 p. 69,95$

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L' actualité - Informations politique, monde

Les experts prédisent que les chefs d’entreprise n’ont plus beaucoup de temps pour réaliser les investissements numériques nécessaires afin d’éviter de prendre du retard ou, pire, de disparaître.

Kinark Child and Family Services, un des plus importants organismes de services à l’enfance et à la famille de l’Ontario, ne correspond pas à l’image type que l’on se fait du pionnier de la technologie. L’organisation vient en aide à plus de 10 000 enfants chaque année, dans 41 établissements de la province. Sa vaste expertise couvre des domaines tels que la santé mentale, la justice pour les jeunes et le trouble du spectre de l’autisme. Kinark, qui souhaitait évoluer pour répondre aux besoins croissants de sa clientèle, s’est trouvée confrontée à une technologie obsolète : des systèmes informatiques incompatibles, des dossiers papier, des procédés exigeant une forte main-d’œuvre… Les techniciens de services à l’enfance, par exemple, devaient accéder à la fois à des systèmes manuels et électroniques pour enregistrer un enfant avant de pouvoir lui prodiguer des services essentiels. « Nous avions un bric-à-brac d’infrastructures qui nous empêchaient d’aller de l’avant en tant qu’organisation. Il était temps de nous livrer à une introspection, de faire le point sur nos besoins technologiques et de développer une vision claire pour l’avenir », explique Karim Ramji, chef du service informatique de Kinark. Kinark n’est pas la seule organisation canadienne à se rendre compte de la nécessité de passer au numérique. Petites et grandes entreprises cherchent à se connecter pour rester concurrentielles dans un monde où la technologie transforme rapidement les façons de faire. Et le temps presse! Un récent sondage réalisé par PwC révèle que 62 % des dirigeants s’attendent à ce que leurs activités soient perturbées par les nouveautés numériques dans les cinq prochaines années. De son côté, la firme-conseil en innovation, Innosight, prédit qu’au rythme auquel les technologies numériques bouleversent le marché, environ la moitié des entreprises du S&P 500 seront remplacées au cours des 10 prochaines années. Mais qu’est-ce que la transformation numérique (aussi appelée virage numérique) et pourquoi les chefs d’entreprises doivent-ils y prêter attention? « La transformation numérique ne consiste pas à automatiser les processus actuels, mais plutôt à exploiter tout le potentiel de la technologie pour créer de nouvelles façons de faire », explique Benoit Simard, vice-président, TELUS Solutions d’affaires Est du Canada – Marketing, stratégie et planification. D’un point de vue plus technique, il s’agit de l’adoption de technologies avancées de troisième plateforme – telles que les services mobiles et infonuagiques (cloud), les mégas données, les réseaux sociaux, les outils de collaboration et l’Internet des objets (IdO) – qui nous poussent à repenser les processus opérationnels ou, dans certains cas, à reconsidérer les modèles commerciaux ce qui a pour effet de bouleverser l’industrie. Les avantages de la transformation numérique sont nombreux : efficacité accrue, meilleur service à la clientèle, coûts optimisés, cybersécurité perfectionnée et innovation accélérée. Selon IDC Canada, les premières sociétés converties ont signalé que les investissements consacrés en priorité au virage numérique ont permis d’augmenter la rentabilité de 40 % par rapport aux investissements informatiques traditionnels. La nécessité d’un changement radical devient de plus en plus imminente. Une récente étude de TELUS a révélé que 75 % des entreprises canadiennes sont en cours de transformation numérique, soit au stade de l’exploration ou à l’étape du développement. IDC Canada a également constaté que parmi les sociétés prenant le virage numérique, des plans budgétaires ont été mis en place pour augmenter les dépenses consacrées aux technologies numériques de la prochaine génération, les faisant passer de 30 % en 2016 à 42 % d’ici 2019. Pour les entreprises d’aujourd’hui qui font face à l’évolution effrénée du progrès technologique, demeurer à la fine pointe de l’innovation peut sembler intimidant. À cet effet, Benoit Simard rappelle que la transformation numérique ne s’arrêtera jamais. Aux dirigeants qui cherchent à enclencher une transformation numérique au sein de leur propre organisation, il recommande cinq étapes clés : 1. Créer une vision numérique Demandez-vous : « Quelle est ma vision pour l’avenir de mon entreprise? » Il ne s’agit pas nécessairement d’un plan directeur détaillé, mais plutôt d’une feuille de route sur la manière dont la technologie peut aider votre organisation à travailler plus efficacement. 2. Commencer petit Entamez la transformation de votre entreprise avec un projet pilote modeste qui éprouvera votre plan tout en minimisant les risques. Engagez des équipes interfonctionnelles pour identifier un projet qui entraînera des changements significatifs, puis testez-le à répétition et développez-le. 3. Cultiver le soutien interne N’imposez pas de stratégie; obtenez plutôt l’appui du personnel. Trouvez des champions de projet au sein de l’organisation qui peuvent non seulement vendre le concept aux membres de votre CA, mais également encourager l’adoption des mesures à venir auprès de vos employés. Écoutez les idées et expliquez ce qu’est la transformation numérique dans un langage non technique, en mettant l’accent sur les avantages commerciaux tangibles. 4. Encourager la collaboration entre équipes Favorisez les échanges entre vos experts en TI et les employés d’autres unités d’affaires afin qu’ils puissent discuter, formellement ou non, d’éventuelles améliorations à apporter à la façon dont le travail est effectué. « En somme, voyez votre entreprise non pas comme des agencements d’unités fonctionnelles, mais plutôt comme un pôle d’innovation. Regroupez des personnes de différentes expertises, vous ferez émerger de nouvelles idées », explique Benoit Simard. 5. Établir des partenariats judicieux Associez-vous à des partenaires possédant des compétences approfondies et pouvant vous fournir des solutions numériques évolutives et prêtes à l’utilisation. Recherchez des services intégrés tels que l’Espace d’affaires intelligent de TELUS – une plateforme de technologie à la demande basée sur le nuage qui offre une suite d’outils de collaboration et de réseautage. Vous pourrez ainsi externaliser les risques de déploiement et étendre les mesures vers des opérations à l’échelle de l’entreprise au fur et à mesure que votre projet pilote évolue. Pour Kinark, la transformation numérique a débuté par une série de projets implantés par TELUS pour relier les personnes, les processus et les données en un seul endroit, ce qui permettra de prendre plus rapidement des décisions éclairées et factuelles quant aux soins à prodiguer aux enfants. Grâce à une stratégie pluriannuelle englobant des technologies telles que l’infonuagique, la cybersécurité, la veille économique et l’IdO, Kinark s’est associée à TELUS pour se réinventer et améliorer considérablement son expérience client. L’objectif est de mettre en place des solutions infonuagiques et sans infrastructure, de garantir la certitude des coûts informatiques et d’offrir une expérience technologique sécurisée et transparente à tous les niveaux, de la planification au traitement de la paie, en passant par l’analyse des données et la gestion de la clientèle. Pour Karim Ramji, la transformation numérique est nécessaire pour assurer l’avenir de l’organisation et, surtout, des jeunes qu’elle sert. « Les enfants et les jeunes sont au centre de tout ce que nous faisons », précise-t-il. « Être un chef de file du virage numérique avec des partenaires solides contribue à stimuler l’innovation et à assurer une plus grande certitude des coûts au sein de notre organisation. Cela nous permet d’offrir de meilleurs soins à nos clients et, plus important encore, d’aider les enfants et les jeunes ayant des besoins complexes à améliorer leur qualité de vie. » Voyez à quelle étape votre entreprise se trouve sur le chemin de la transformation numérique. Faites une évaluation en ligne gratuite et recevez un rapport de référence en temps réel pour savoir où vous vous situez par rapport aux autres entreprises canadiennes. telus.com/transformationnumerique

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L' actualité - Informations politique, monde

Ou comment éviter de se faire corriger dans la section commentaires de votre plus récent partage sur Facebook. Notre nouvelle collaboratrice Camille Lopez inaugure la chronique Venons-en aux faits!

Bonne (et vraie) nouvelle! À l'heure où «FAKE NEWS» s'écrit automatiquement en majuscules et que l'expression «fausse nouvelle» est utilisée comme une insulte et non comme un argument, j'ai le plaisir d'inaugurer la chronique Venons-en aux faits! Parmi les centaines de publications qui se bousculent sur vos différents fils d'actualité sur les réseaux sociaux, certaines (voire plusieurs, en fonction du type de contenu que vous consommez) tendent des pièges bien façonnés. Il y a plusieurs moyens de ne pas tomber dans le panneau. La chronique «Venons-en aux faits» en sera un. (Pardonnez l'autopromotion.) C'est ici que vous retrouverez les démentis des plus récents canulars qui polluent l'internet, des listes des fausses nouvelles entourant un événement majeur (attentat, catastrophe naturelle...) et des analyses du phénomène. Puisque vérifier ce qu’on lit, partage, like, commente ou gazouille est un réflexe qu'il faut encourager, je publierai aussi mes démarches de vérification des faits. Pourquoi ne pas débuter avec quelques astuces utiles?

1. Arrêter de penser que le Québec est épargné (ou que le phénomène des fausses nouvelles n'affecte que les États-Unis)

L'article le plus partagé lors de la dernière campagne présidentielle américaine était une fausse nouvelle. Puis, pour la première fois, on a pu constater l’ampleur de l'influence russe sur l'élection en question, quand certaines publicités commanditées par le pays ont été dévoilées devant le Congrès américain. Quant à l'appellation «fake news», lancée (et surtout gazouillée) par Donald Trump plus fréquemment que le petit garçon criait au loup, elle est devenue le mot de l'année 2017. À vol d'oiseau, il est facile de s'imaginer une vision américano-centriste du phénomène. Mais il vaut mieux ne pas se péter les bretelles. Des médias dits alternatifs ont récemment repris la nouvelle erronée selon laquelle une mosquée de Montréal aurait conclu une entente avec le chantier de construction adjacent pour qu'aucune femme ne puisse y travailler. Il s'agit pourtant d'une rumeur issue d'une erreur journalistique. Rumeur qui  a depuis été clarifiée par plusieurs sources. Pensons aussi à l'attentat de la mosquée de Québec. Aux sites de théories du complot qui s’époumonent depuis des mois à répéter qu'il y avait en fait deux tireurs, et que l'un deux s'est exclamé «Allahu akbar» avant de tirer. Faux. Et pensons à l'arrivée massive des demandeurs d'asile haïtiens cet été, qui a donné lieu à des mobilisations contre « l'immigration illégale »,  un terme devenu slogan chez certains groupes... mais qui n'a aucune existence juridique ou légale, tant selon les avocats que les élus.

2. Sortir de sa bulle idéologique

Pour être en mesure d'évaluer rapidement si une information est légitime, il faut savoir la remettre dans son contexte. Et pour bien la remettre dans son contexte, il faut s'intéresser à tous ses angles. Bref, lire des textes nuancés et bien argumentés publiés dans toutes sortes de médias fiables. Pour se préparer aux résultats d'une élection, par exemple, mieux vaut sortir de son réseau pour se faire une idée du climat politique global. Un peu après l'élection de Donald Trump, un sondage du Washington Post nous apprenait qu'en Virginie, plus de la moitié des électeurs ne connaissaient personne qui ne partageait pas leur opinion politique. Aucun ami, aucun membre de la famille proche de l’électeur moyen ne comptait voter pour un différent candidat que lui. Pas étonnant que l'issue de l'élection ait causé la surprise (presque) générale. L'exercice est plus facile à dire qu'à faire, peut-être même un peu pénible pour certains, mais quelques publications ont pris l’initiative de proposer à leurs lecteurs des textes d'autres médias qui ont une ligne éditoriale différente. S'il y avait une sous-catégorie à ajouter à ce conseil, ce serait ceci: il vaut mieux arrêter de penser que la désinformation ne se fait que «de l'autre bord». Ce n'est pas juste la droite ou juste la gauche qui jouent avec les informations alternatives. C'est un party déprimant auquel tout le monde est (malheureusement) invité. Récemment, par exemple, une  vidéo a ému le web au complet: celle d'un «victime des changements climatiques». Du moins si l'on croit l'organisation Sea Legacy qui l'a mise en ligne. Plusieurs experts ont réagi au court clip, demandant aux médias de traiter la nouvelle avec prudence. Trop tard, l'info avait déjà fait le tour de la planète. Pourtant, selon le scientifique Steven Amstrup, de Polar Bear International, le réchauffement climatique ne serait probablement pas à blâmer pour l'état rachitique de l'animal. Bien d'autres facteurs pourraient être en cause.

3. Sur Facebook, relire le nom du média et son adresse web s-y-s-t-é-m-a-t-i-q-u-e-m-e-n-t

Oui, ça peut vous éviter de partager un texte particulièrement haineux d'un site dont l'URL ressemble à s'y méprendre à celui d'un grand média. Ça peut vous éviter de participer au concours vraiment trop beau pour être vrai d'une pseudo compagnie aérienne qui ne vous demande que vos informations bancaires et votre numéro d'assurance sociale. Mais ça peut surtout vous sauver la face et ne pas vous faire partager un article satirique du «Journal de Mourréal» par mégarde. Ça serait dommage. Voilà pour mes trois conseils. Cette rubrique se voudra aussi interactive: je vous encourage à m'écrire à toute heure de la journée, dès que vous croisez une nouvelle louche, douteuse, qui titille votre mensonge-o-mètre. Et maintenant, venons-en aux faits !

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lundi 18 décembre 2017

L' actualité - Informations politique, monde

Vous n’échapperez pas aux symptômes du lendemain de veille même en buvant des litres d’eau.

La gueule de bois, ce grand mystère de la science. Elle a beau toucher 77 % des buveurs, ce qui la provoque n’a toujours pas été élucidé. C’est pourquoi il n’existe pas à ce jour de remède efficace pour soulager les symptômes du lendemain de veille, comme le mal de tête, la fatigue et la nausée. Mais depuis quelques années, différentes théories ont émergé de la recherche pour expliquer cette pénible sensation. Dans cette vidéo, L’actualité 101 les explore, et Dr Alain Vadeboncoeur en profite pour partager ses meilleurs remèdes. Santé !

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