La vie est trop courte pour fréquenter l’ennui. Surtout dans son verre. Chaque semaine, Nadia Fournier vous fait découvrir les vins qui l’emballent, qui la font vibrer.


Bien plus qu’un simple sauvignon, La Moussière 2014 offre une expression pure, racée et on ne peut plus digeste du terroir de Sancerre. Est-ce l’effet de l’agriculture en biodynamie ? Peut-être bien, selon Alphonse Mellot, qui était de passage à Montréal il y a quelques semaines pour présenter une verticale de la cuvée emblématique du domaine. «Ces 15 dernières années en biodynamie nous ont permis de gagner en pureté et en profondeur, et d’acquérir ce côté salin qui fait saliver.»
Qu’il s’agisse du millésime 2014 ou du millésime 2000, tous les vins dégustés avaient en commun cette intensité contenue qui se veut la marque des meilleurs sancerres. Pourtant âgé de près de 15 ans, le 2000 n’accusait pas la moindre fatigue. Une autre preuve, s’il en fallait une, que les vins blancs peuvent eux aussi se bonifier avec le temps. Surtout s’ils sont soutenus par une franche acidité et s’ils sont élaborés dans les règles de l’art.
Encore tout jeune, le 2014 affiche déjà une fraîcheur et un raffinement peu communs. L’élevage sous bois n’aromatise pas, mais nourrit le vin et apporte une tenue digne de mention, sans verser dans la lourdeur. Un équilibre exemplaire et une longue finale aux accents d’agrumes et de fines herbes, sur un fond minéral qui donne envie d’un second verre.
Un vin qui n’est pas donné, certes, mais à 26 dollars*, ce blanc d’envergure a peu d’égal à Sancerre. Mon conseil : achetez-en quelques bouteilles pour la cave. Votre patience — et celle de papa — sera récompensée.
Alphonse Mellot
La Moussière 2014, Sancerre33480 28,90 $
Cette année, pour la fête des Pères, laissons donc de côté les clichés qui confinent papa au barbecue. Si le soleil est au rendez-vous dimanche et que votre père affectionne le vin blanc, pourquoi ne pas lui servir des asperges du Québec, accompagnées d’un verre de cet excellent vin blanc de Sancerre ?La Moussière 2014, Sancerre33480 28,90 $
Bien plus qu’un simple sauvignon, La Moussière 2014 offre une expression pure, racée et on ne peut plus digeste du terroir de Sancerre. Est-ce l’effet de l’agriculture en biodynamie ? Peut-être bien, selon Alphonse Mellot, qui était de passage à Montréal il y a quelques semaines pour présenter une verticale de la cuvée emblématique du domaine. «Ces 15 dernières années en biodynamie nous ont permis de gagner en pureté et en profondeur, et d’acquérir ce côté salin qui fait saliver.»
Qu’il s’agisse du millésime 2014 ou du millésime 2000, tous les vins dégustés avaient en commun cette intensité contenue qui se veut la marque des meilleurs sancerres. Pourtant âgé de près de 15 ans, le 2000 n’accusait pas la moindre fatigue. Une autre preuve, s’il en fallait une, que les vins blancs peuvent eux aussi se bonifier avec le temps. Surtout s’ils sont soutenus par une franche acidité et s’ils sont élaborés dans les règles de l’art.
Encore tout jeune, le 2014 affiche déjà une fraîcheur et un raffinement peu communs. L’élevage sous bois n’aromatise pas, mais nourrit le vin et apporte une tenue digne de mention, sans verser dans la lourdeur. Un équilibre exemplaire et une longue finale aux accents d’agrumes et de fines herbes, sur un fond minéral qui donne envie d’un second verre.
Un vin qui n’est pas donné, certes, mais à 26 dollars*, ce blanc d’envergure a peu d’égal à Sancerre. Mon conseil : achetez-en quelques bouteilles pour la cave. Votre patience — et celle de papa — sera récompensée.
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